Prix du gaz : tensions géopolitiques, stockage bas... Pourquoi la facture devrait augmenter cet hiver

Alors que le prix repère du gaz grimpe en raison du conflit au Moyen-Orient, à quoi faut-il s'attendre pour les factures des particuliers cet hiver ? Éléments de réponse.
+ 5,6% en moyenne, en septembre, sur la facture des foyers ayant souscrit une offre de gaz indexée au prix repère. Depuis quelques mois, cet indicateur mensuel publié par le gendarme de l'énergie est revu à la hausse à cause des augmentations de prix sur le marché de gros, dans un contexte de tension au Moyen-Orient.
Une situation qui laisse anticiper des factures plus salées cet hiver, moment où la demande en gaz sera plus importante, notamment pour le chauffage.
« Aujourd'hui (le vendredi 14 août, NLDR), les prix du gaz naturel liquéfié (GNL) sont élevés : 60 euros par MWh à Rotterdam, contre entre 40 euros et 42 euros par MWh normalement. L'évolution va dépendre de facteurs géopolitiques et de la situation dans le détroit d'Ormuz. Le Qatar, gros producteur de gaz naturel liquéfié (GNL), a actuellement du mal à exporter son gaz. L'Europe n'en dépend pas vraiment : 80% va vers l'Asie, mais cette dernière va devoir s'approvisionner sur le marché international, ce qui va provoquer une hausse des prix », détaille Jacques Percebois, spécialiste de l'économie de l'énergie.



