L'édito de ELLE : et si notre corps devenait notre allié, cet été ?

Selon un sondage Ifop, 61 % des femmes se trouvent trop grosses, contre 36 % en 1997…
Plein été, vacances… ouf ! Mais dans notre valise, on sait bien que l’on n’embarque pas seulement un paréo et des sandales, mais aussi notre esprit, et puis notre corps : nous-mêmes. Nos curiosités, nos inquiétudes… et nos complexes. La perception que l’on a de soi est l’un des grands sujets de l’époque du tout instagrammable. Avec le mouvement féministe « body positive », pour une acceptation plus généreuse et moins normative de nos corps, on avait cru que les femmes allaient enfin se lâcher la grappe, en finir avec les fixettes esthétiques qui pourrissent la vie. C’était sans doute un peu naïf. On est en plein backlash, l’extrême minceur revient en force. Chaque jour que Dieu fait, les réseaux sociaux inventent une nouvelle obsession, à laquelle on n’avait jamais pensé. Aucune parcelle de notre visage ou de notre corps n’y échappe.
Des siècles d’injonctions sur le corps féminin
Patatras ! Selon un sondage Ifop de juin, les Françaises portent sur leur silhouette un jugement nettement plus sévère qu’il y a trente ans : 61 % d’entre elles se trouvent trop grosses, contre 36 % en 1997. Le ventre concentre trois fois plus de tourments (pour 76 % des femmes) qu’il y a une cinquantaine d’années (28 % en 1979). Six sur dix se sont déjà déplacées sur une plage en rentrant le ventre ou en serrant les fesses. Sept sur dix aimeraient...



