L'édito de ELLE : transmettre, pour que les vacances gardent le goût de l'enfance

Cet été, nos enfants subissent les feux à répétition et les odeurs de brûlé, qui remplacent peu à peu celles des beignets chichis ou chouchous distribués sur la plage… Et si on remédiait à ça ?
« C’était une odeur inconnue, une odeur sombre et soutenue, qui s’épanouit dans ma tête et pénétra jusqu’à mon cœur. C’était le thym, qui pousse au gravier des garrigues : ces quelques plantes étaient descendues à ma rencontre ». Pour Marcel Pagnol, comme pour beaucoup d’entre nous, l’été possède à jamais le parfum des grandes vacances de notre enfance. Fragrances piquantes de la Provence, miellées des champs de colza du Nord, ou enchanteresses d’œillets mignardises, fierté d’une grand-mère cultivant son jardin. Effluve poivré de l’huile de Chaldée dont s’enduisait une mère, gras et sucré de beignets chichis ou chouchous, doux et rance à la fois d’une maison de famille trop longtemps fermée.
Remettre le vivant au cœur de notre existence
Quelle odeur inconnue a pénétré les cœurs de nos enfants cet été ? Un parfum de cendres. Un souffle puissant et inquiétant de brûlé. Une odeur qui fait peur. Qui colle à la peau et au cerveau longtemps après qu’elle a disparu. Il y a quelque chose de pourri au royaume des politiques. S’ils ne font pas les choix courageux qui s’imposent, c’est toute la maison France qui flambera. Mais c’est aussi un choix de société qui nous appartient à tous : remettre le vivant au...



