Audrey Fleurot : "Soyons plus tolérantes", elle brise un tabou sur l’épuisement des mères et appelle à lâcher prise

Audrey Fleurot : "Soyons plus tolérantes", elle brise un tabou sur l’épuisement des mères et appelle à lâcher prise

Par Nextplz

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Actrice phare de la série HPI, Audrey Fleurot est aussi mère d'un petit Lou, né le 19 novembre 2015, et belle‑mère des deux enfants de son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant. Effectivement, elle raconte une réalité moins lisse : fatigue, doutes, charge mentale. En parlant ouvertement de l'épuisement des mères, elle lance un appel clair : "Soyons plus tolérantes" et oublions le mythe de la mère parfaite. Derrière l'image de comédienne au tempérament flamboyant se cache un quotidien de tournages, de trajets d'école et de courses contre la montre. De plus, elle dit avoir souvent "l'impression d'être une mauvaise mère" quand elle ne multiplie pas les activités.

Audrey Fleurot, de la maternité au baby blues

Quand son fils Lou est né le 19 novembre 2015, la joie s'est accompagnée d'un baby blues dont elle a parlé au magazine santé Santé Magazine. Elle y décrit une dépression post‑partum traitée par un accompagnement hormonal et confie qu'elle aurait aimé qu'on lui dise plus tôt que "ce n’était pas de ma faute". En effet, le titre rappelle qu'entre 5 et 15 % des jeunes mères traversent cet épisode.

La comédienne vit aussi dans une famille recomposée avec les deux enfants de Djibril Glissant, qu'elle connaît depuis qu'ils sont petits, comme elle l'a raconté à Paris Match et au magazine féminin Femina. "J’ai fait un saut dans la maternité assez abrupt", admet‑elle, avant de lâcher : "Le rôle de belle-mère est plus difficile que le rôle de mère." Une place à trouver, source d'épuisement supplémentaire.

Pression invisible et épuisement des mères

Dans un entretien accordé au média Lou et relayé par le magazine people Voici, elle résume cette pression en une phrase choc : "Aujourd’hui si on ne propose pas trois activités à nos mômes dans l’après-midi, on a l’impression d’être des mauvais parents. Moi j’ai passé mon enfance à m’ennuyer !" "Je trouve qu’on assume pas de laisser les enfants s’emmerder", ajoute‑t‑elle, partagée entre l'envie de divertir son fils et celle de simplement lire un livre.

Cette auto‑exigence se double du regard des autres. Dans un entretien diffusé par RTL, elle constate que "dès qu’il y a le moindre problème, on se focalise sur la mère", alors que "on ne ferait jamais ça avec le père". Elle vise aussi la sévérité entre femmes, ces commentaires qui jugent les choix éducatifs des autres et entretiennent l'idée de ne jamais en faire assez.

Lâcher prise et place des pères selon Audrey Fleurot

Pour sortir de ce cercle, l'actrice défend un art très concret du lâcher-prise. Dans Paris Match, elle expliquait : "Je sais à quel point l’ennui permet le rêve et nourrit la créativité. (…) Pourquoi les stimuler sans cesse, les rendre performants ? Moi, ça m’angoisse." Elle refuse d'imposer des cours d'anglais ou de piano, préférant que les enfants prennent leur temps et apprennent à se débrouiller seuls.

Son message final aux mères épuisées est limpide : "Donc soyons un peu plus tolérantes avec nous-mêmes et laissons aussi les papas faire tout ce qu’ils savent faire aussi bien que les mamans", conclut Audrey Fleurot, convaincue qu'on "fait comme on peut".

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