"C'est une tentative d'effacer le français" : Abnousse Shalmani salue la riposte de Mark Carney face à Trump

"C'est une tentative d'effacer le français" : Abnousse Shalmani salue la riposte de Mark Carney face à Trump

Par Nextplz

Publié le Modifié le

Les tensions commerciales entre grandes puissances prennent souvent des allures de bras de fer psychologique. Donald Trump impose ses conditions, espérant plier ses voisins sous la menace de tarifs écrasants. Mais ce 22 août, le Canada a brisé ce chantage en claquant la porte des négociations. Mark Carney a déjoué les plans d’un géant américain devenu prédateur. Une résistance inattendue qui questionne l’avenir du soft power américain.

Mark Carney fait trembler Donald Trump

Le premier ministre canadien a stupéfié les observateurs en rejetant l’ultimatum commercial astreint par Washington. Selon Abnousse Shalmani, le Canada a soudain montré une « colonne vertébrale » face aux menaces de Donald Trump. Elle a expliqué sur LCI que « Mark Carney a fait ce que l’Europe n’a pas osé faire ».

Les négociateurs canadiens avaient jusqu’à minuit pour céder aux exigences américaines ou subir 50 % de droits de douane. Mark Carney a préféré dire non, estimant qu’un mauvais accord ne vaut pas mieux que pas d’accord. Cette décision a surpris Donald Trump, habitué aux capitulations rapides de ses interlocuteurs. La journaliste a insisté sur la rareté d’un tel geste : « quelqu’un qui dit les choses comme elles sont ». Ce courage ouvre maintenant un débat sur les clauses cachées de cet accord refusé.

Abnousse Shalmani fustige une tentative d’effacer le français

Les détails de l’accord rejeté par Mark Carney ont révélé une offensive culturelle stupéfiante. Abnousse Shalmani a dénoncé un « manuel de vassalisation la plus parfaite » imaginé par Donald Trump. Les Américains exigeaient l’abandon des politiques de « découvrabilité » des œuvres francophones en ligne. Elle a lancé : « l’Internet canadien devient 100 % anglais, adieu le français ».

la journaliste, essayiste et
romancière francaise Abnousse Shalmani en
plateau lors d'une intervention sur la chaîne
d'information LCI. Elle dénonce une tentative de Donald Trump pour éradiquer la langue française pic.twitter.com/q6Ga0fb0Ol

— YVAN STYVE GUINTANG NGOUE (@YvanStyveNgoue) August 26, 2026

Washington réclamait aussi des coupes massives dans les subventions culturelles canadiennes. L’écrivaine a résumé la logique américaine par « c’est nous qui décidons de comment tu finances ta culture ». Un assouplissement des règles d’étiquetage en français complétait ce tableau inquiétant. Pour elle, il s’agit clairement « d’une tentative d’effacer le français ». Cette attaque frontale contre le bilinguisme canadien a transformé le refus de Mark Carney en acte de survie identitaire.

Mark Carney enterre le rêve américain

Abnousse Shalmani a souligné que Donald Trump voulait aussi contrôler les partenaires commerciaux du Canada. Elle a déploré un système dans lequel Washington décide « selon son envie » avec qui Ottawa peut échanger. Cette prétention impériale signe la fin d’une Amérique qui fascinait par son ouverture. L’écrivaine a résumé la situation d’une formule cinglante : « un diktat au mieux, un protectorat déguisé en accord de libre-échange au pire ».

Face à ce « racket de cours de récréation », Mark Carney n’avait simplement pas d’autre choix. Elle a conclu avec nostalgie que l’Amérique de Donald Trump « n’importe plus des rêves ». Le gouverneur de l’Ontario, Doug Ford, a, lui aussi, dénoncé cette dérive autoritaire avec des mots très durs. Le Canada vient de rappeler au monde qu’une nation peut encore préférer sa dignité à la peur.

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