Charlotte Casiraghi sans tabou sur ses désirs : "Les suivre, c'est aussi prendre le risque de l'échec"

Charlotte Casiraghi sans tabou sur ses désirs : "Les suivre, c'est aussi prendre le risque de l'échec"

Par Nextplz

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Longtemps cantonnée à son image de princesse discrète et cultivée, Charlotte Casiraghi dévoile aujourd’hui une facette plus intime de sa personnalité. À l’occasion des dix ans des Rencontres philosophiques de Monaco, qu’elle a fondées, la fille de la princesse Caroline de Monaco s’est confiée dans les colonnes de Psychologies sur son parcours, ses aspirations et les obstacles qu’elle a dû surmonter pour suivre sa propre voie. Une parole rare, marquée par une profonde réflexion sur le désir, la liberté et l’acceptation de l’échec.

Charlotte Casiraghi face au poids des attentes

Dans cet entretien exclusif accordé à Psychologies, Charlotte Casiraghi explique combien il peut être difficile de rester fidèle à ses aspirations lorsque l’on grandit sous le regard permanent du public. Il faut dire que depuis l’enfance, elle dit avoir ressenti le poids des projections extérieures, qui la réduisaient parfois à une image ou à un symbole. Une pression qui a eu des conséquences sur sa manière de se construire. La jeune femme reconnaît ainsi avoir longtemps cherché à répondre aux attentes des autres plutôt qu’à écouter ses propres envies. « La puissance de la norme » est, selon elle, un véritable obstacle à l’expression de sa singularité.

« Suivre ses désirs », un risque assumé

Le thème du désir occupe une place centrale dans la réflexion menée par Charlotte Casiraghi. Lors de la Semaine PhiloMonaco, elle anime d’ailleurs un atelier intitulé « Ne pas céder sur son désir », une formule qui résume parfaitement son cheminement personnel. Pour elle, suivre ses désirs implique nécessairement d’accepter une part d’incertitude. Pendant longtemps, elle a préféré emprunter des chemins déjà tracés, plus rassurants, afin d’éviter l’échec. Mais cette sécurité avait un prix : celui de s’éloigner progressivement de ce qui l’animait réellement. Avec le temps, elle a compris qu’il fallait accepter le risque de se tromper pour vivre pleinement. Une prise de conscience qui l’a notamment conduite à franchir le pas de l’écriture avec La Fêlure, son premier ouvrage, dans lequel elle explore des thèmes profondément personnels.

Une peur de l’échec héritée de son parcours

Charlotte Casiraghi ne cache pas avoir longtemps entretenu un rapport difficile avec l’échec. Les examens et les contrôles scolaires représentaient pour elle une source d’angoisse considérable. Elle explique avoir associé sa valeur personnelle à sa réussite académique. Cette exigence, nourrie notamment par l’environnement familial dans lequel elle a grandi, lui a certes permis d’acquérir une solide culture intellectuelle. Mais elle reconnaît également qu’elle l’a parfois empêchée d’écouter ses propres ressentis. Peu à peu, elle a appris à se détacher de cette quête permanente de la « bonne réponse ». Une évolution qui lui a permis de retrouver le plaisir de lire, de réfléchir librement et, finalement, d’oser écrire.

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