Comment Jackie Kennedy a créé, avec "Camelot", la légende de son mari JFK

Une semaine après l'assassinat de son mari à Dallas, Jackie Kennedy comprend que la bataille ne se jouera pas sur les faits, mais sur leur récit. Elle trouvera l'image qui fera entrer JFK dans la légende.
Le 22 novembre 1963, à Dallas, l’Amérique bascule. Le président Kennedy est assassiné sous les yeux de son épouse. En quelques heures, l’image de Jackie, refusant d'ôter son tailleur rose taché du sang de son mari, deviendra celle du drame. Pendant une semaine, le monde la regarde sans jamais l'entendre : derrière le cercueil de JFK, aux côtés des chefs d'État venus lui rendre hommage, tenant la main de sa fille Caroline, veillant sur John-John lorsqu'il adresse un dernier salut à son père, le jour même de ses trois ans. Les jours qui suivent, chacune de ses apparitions nourrit une même attente : celle de l'entendre enfin. Mais elle reste muette. Pendant ce temps, les éditorialistes multiplient les analyses du bilan de la présidence Kennedy et en rédigent déjà les premiers chapitres. Jackie comprend qu'une autre bataille s'ouvre : celle de la mémoire. Elle veut fixer le récit avant que d'autres ne le fassent à sa place.
Pourquoi Jackie Kennedy choisit Theodore H. White après la mort de JFK
Une semaine après le drame, elle fait appeler le journaliste le plus influent des Etats-Unis : Theodore H. White. Lauréat du prix Pulitzer et auteur du best-seller The Making of the President 1960, collaborateur régulier de Life (magazine plus lu des...



