Donald Trump déclenche une cyberguerre privée : "Manipulation, perturbation, dégradation ou destruction"

La cybercriminalité étrangère frappe chaque jour des hôpitaux, des banques et des villes américaines. Face à cette menace grandissante, Washington cherche depuis longtemps une parade plus agressive. Donald Trump a donc décidé de bousculer les pratiques traditionnelles de défense. Une décision spectaculaire vient de redessiner les contours de la cybersécurité nationale.
La Maison-Blanche autorise des cyberopérations privées sous contrôle fédéral
Selon des révélations de I24 News, la Maison-Blanche a autorisé des sociétés agréées à mener des cyberopérations contre des organisations criminelles transnationales. Donald Trump, récemment victime de tentative d'assassinat, a signé mercredi un mémorandum visant à associer des entreprises privées aux opérations informatiques. Le texte ordonne d’utiliser « les capacités et l’innovation du secteur privé » contre rançongiciels et fraudes.
Ces entreprises agiront sous la direction et l’autorité du gouvernement américain. Elles pourront conclure des accords avec d’autres sociétés et agences fédérales. Le département de la Sécurité intérieure devra créer un programme consacré aux cyberopérations. Celui-ci sera supervisé conjointement avec le département de la Justice. Cette privatisation soulève déjà de nombreuses inquiétudes sur ses modalités concrètes.
Des sociétés agréées obtiennent un arsenal offensif contre des cibles désignées
Après avoir été contrôlées et agréées, les entreprises participantes pourront mener des opérations de surveillance numérique. Le mémorandum signé par Donald Trump précise que ces interventions pourront comprendre « la manipulation, la perturbation, la dégradation ou la destruction de systèmes informatiques ». Elles pourront aussi frapper des réseaux, données et infrastructures physiques ou virtuelles numériquement contrôlées.
Les entreprises devront déposer une garantie financière d’au moins 1 million de dollars. Ce recours de Trump à des acteurs privés pour des opérations offensives demeure très controversé. Ses détracteurs redoutent des risques d’escalade et des dommages collatéraux involontaires. Ils pointent aussi des difficultés de coordination entre les agences américaines. Une doctrine offensive qui ne se limite pas au cyberespace criminel.
Donald Trump riposte contre l’Europe après une amende record infligée à Google
Amende record contre Google, menace tarifaire et enquête Section 301, un bras de fer s’est ouvert avec l’Union européenne. La Commission européenne a sanctionné Google pour deux violations du DMA. Les décisions totalisent 890 millions d’euros selon l’AFP reprise par Boursorama.
Donald Trump a prévenu que « l’Union européenne va payer un très lourd prix pour ce comportement illégal et hautement immoral ». Il a martelé que les États-Unis ne sont « pas une vache à lait pour l’Europe ». Ce dernier a également annoncé le lancement « immédiat » d’une enquête au titre de l’article 301. Les pratiques européennes sont accusées de « dépouiller » les groupes américains selon Les Echos. La cyberguerre économique succède ainsi à la cyberguerre criminelle.



