"Être 'Français de souche' ne veut rien dire…" Le coup de gueule d'une chroniqueuse après les propos polémiques de Bally Bagayoko

La formule a relancé un débat sur l'identité française. En quelques messages, la notion de "Français de souche" s'est retrouvée au cœur d'une nouvelle passe d'armes politique. À l'origine de cette séquence, une réaction de Matthieu Pigasse, puis le relais de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis.
Bally Bagayoko et Matthieu Pigasse reviennent sur l'expression "Français de souche"
Sur X, les prises de position se sont rapidement multipliées, jusqu'à provoquer une réponse de la chroniqueuse Zohra Bitan dans Les Grandes Gueules. Matthieu Pigasse avait choisi l'ironie pour dénoncer ce qu'il considère comme une obsession autour de l'immigration : "La canicule ? Les immigrés. Les incendies ? Les immigrés. La dette ? Les immigrés. Et maintenant… la crise du logement ? Les immigrés, bien sûr", a écrit le propriétaire des Inrocks sur X. L'homme d'affaires a dénoncé un "racisme sans honte" avant de s'attaquer à l'expression au centre de la controverse : "Les 'Français de souche', dont vous parlez, cela n’existe pas". Matthieu Pigasse a poursuivi : "La France est faite de migrations, de mélanges, de générations qui se succèdent et construisent une histoire commune."
La chroniqueuse Zohra Bitan fait une mise au point sur ce terme
Ces déclarations ont trouvé un écho chez Bally Bagayoko. Le maire insoumis de Saint-Denis a partagé son message en ajoutant : "Cap vers la nouvelle France !" Une réaction qui a également alimenté la polémique. C'est dans Les Grandes Gueules que Zohra Bitan a décidé de réagir à cette discussion sur les origines et l'identité. La chroniqueuse a contesté la pertinence même de l'expression "de souche", en prenant l'Algérie comme exemple : "Quand on dit 'je suis un Algérien de souche, c'est l'affirmation d'une identité et pourtant l'Algérie existe depuis peu de temps et il y a des gens qui se revendiquent de souche algérienne. Donc moi se revendiquer dans un pays de longue date, 'de souche' ça ne veut rien dire du tout, tout le monde est fait de mélange avec l'Histoire. Tout le monde est arrivé de partout.'", a-t-elle déclaré. L'intervention déplace ainsi le débat.
"Les Français de souche n’existent pas" : d’accord ?
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) August 21, 2026
@ZohraBitan : "Être 'Français de souche' ne veut rien dire. Nous sommes l’addition d’identités plurielles venues de partout, certaines récemment, d’autres de longue date"#GGRMC pic.twitter.com/PTXdWh3vQh
Une notion qui a toujours fait débat
Son raisonnement rejoint sur ce point une partie du constat de Matthieu Pigasse, même si la séquence reste conflictuelle. L'expression "Français de souche", régulièrement employée dans les discussions sur l'immigration ou l'identité nationale, devient ici le symbole d'un désaccord sur la manière de définir l'appartenance à la France. La controverse montre combien les questions d'identité continuent de provoquer des réactions dans le débat public. Entre la charge de Matthieu Pigasse, la réaction de Bally Bagayoko et la mise au point de Zohra Bitan, quelques publications ont suffi à replacer cette expression au centre de l'actualité. Chacun l'aborde avec sa propre lecture de l'histoire. Pour la chroniqueuse des Grandes Gueules, chercher une origine totalement homogène à une population n'a guère de sens lorsque les générations, les déplacements et les héritages se sont constamment entremêlés.
"Les Français de souche n’existent pas" : d’accord ?



