Flavie Flament face à Patrick Bruel : "j’ai décidé d’apparaître", l'image au théâtre à l'origine de sa sortie du silence

Flavie Flament face à Patrick Bruel : "j’ai décidé d’apparaître", l'image au théâtre à l'origine de sa sortie du silence

Par Nextplz

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Dans le tumulte des affaires judiciaires, la parole des plaignantes se heurte souvent au silence médiatique. Face à une célébrité adulée, le poids de la notoriété écrase bien fréquemment les témoignages les plus poignants. Flavie Flament l’a effectivement compris dans sa chair. Longtemps cachée derrière un pseudonyme, elle a décidé de frapper fort contre Patrick Bruel, il y a peu. Pour cause, un événement d’une précision chirurgicale a tout fait basculer dans son esprit. La suite de son récit lève le voile sur l’image qui a mis le feu aux poudres.

La parole masquée qui a révélé un combat déséquilibré

Flavie Flament a d’abord choisi l’ombre en témoignant sous le nom d’emprunt Eva. Elle a décrit, aux côtés de 15 autres femmes, comment Patrick Bruel aurait abusé d’elle à la fin des années 90. « Les médias n’ont pas parlé des quinze femmes, dont j’étais, sous le pseudonyme d’Eva », a-t-elle déploré dans le podcast La Déferlante.

L’animatrice soupçonne une soumission chimique lors d’un thé chez le chanteur. Ces accusations glaçantes, catégoriquement niées par l’interprète de Qui a le droit, restaient pourtant inaudibles. Elle a constaté que ses compagnes d’infortune demeuraient dramatiquement invisibles face à la popularité de la star. Ce constat amer a semé en elle une graine de révolte contre l’indifférence générale.

Une ovation théâtrale provoque une colère libératrice

Le véritable détonateur a jailli lors d’une scène en apparence banale. Flavie Flament a vu Patrick Bruel quitter le théâtre Édouard VII, littéralement porté par les applaudissements nourris du public. « Le déclic a été le moment où j’ai vu des images de lui, à la sortie du théâtre, applaudi », a-t-elle révélé.

L’artiste incarnait même le bon père de famille en évoquant ses enfants. « Ça m’a ulcérée et j’ai décidé d’apparaître sous ma véritable identité », a martelé l’animatrice de 52 ans. Consternée par cette normalisation, elle a refusé que le silence engloutisse la douleur collective. Ce coup de sang viscéral a ainsi brisé les chaînes de sa clandestinité médiatique.

La quête acharnée d’une justice pour la jeune fille bafouée

La révélation de son visage a aussitôt déclenché une onde de choc considérable. Flavie Flament a pourtant mesuré les risques, elle qui avait déjà accusé le photographe David Hamilton. Sa soif de justice s’est avérée bien plus puissante que la peur du discrédit. « Aujourd’hui, plus que jamais, je veux aller dans le bureau d’un juge d’instruction », a-t-elle asséné avec force.

Elle souhaite ardemment que l’institution entende la jeune fille vulnérable qu’elle était à l’époque. « Je rêve d’un procès », a-t-elle conclu, face à un Patrick Bruel mis en examen le 10 juin dernier. Le chanteur, présumé innocent, continue de clamer son innocence avec fermeté.

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