Furax, Franz-Olivier Giesbert fustige la banlieue : "Moi, j'aime la France, il faut la retrouver"

La France a changé et une bonne partie de la population le pense. D’après un baromètre sociétal alarmant publié en 2025, une écrasante majorité des Français, soit 97 %, exprime un profond mécontentement face à l’évolution de leur pays, perçue comme sombre, violent, mais aussi instable. En effet, plus de la moitié se disent “mécontents mais pas en colère”. Tandis que 43 % affirment vivre dans une France “en colère et contestataire”. Seule une minorité de 3 % se sent “satisfaite” de la situation. Au cœur de cette anxiété montante, l’explosion de la violence ou encore le sentiment d’injustice sociale. Une image de la France qui est loin de laisser Franz-Olivier Giesbert indifférent.
Le regard alarmant du journaliste sur la France
Dans son nouvel ouvrage Voyage dans la France d’Avant sorti ce 23 octobre 2025 aux éditions Gallimard, Franz-Olivier Giesbert a jeté un regard souvent très critique sur la société contemporaine. La confrontant sans concession à son passé. Dans son œuvre, l’écrivain explore les profondes mutations politiques, sociales et culturelles du pays. Et son constat est alarmant : il dénonce sans détour le laxisme, les mensonges et les reniements de la classe politique. Fustigeant au passage une France fracturée par les divisions identitaires et dominée par le ressentiment. Pour Franz-Olivier Giesbert, le patriotisme est devenu un sentiment marginalisé et suspecté. Une vision des choses qu’il n’a pas manqué d’évoquer lors de son passage sur le plateau de Grandes Gueules sur RMC.
Franz-Olivier Giesbert sans filtre sur les banlieues
Lors de son passage sur le plateau de RMC, Franz-Olivier Giesbert n’a pas mâché ses mots concernant la France. Un pays qui a perdu en identité, notamment les banlieues qui ressemblent de plus en plus à l’Amérique. “Je ne veux pas dire qu'aujourd'hui on est l'Amérique, mais quand on voit quand même nos centres commerciaux. Comment dire, ce qui se passe autour de nos villes avec ces publicités abjectes, ces restaurants, ces trucs d'hamburgers partout. Reconnaissez que ça ressemble quand même beaucoup aux banlieues américaines”, a-t-il confié. Avant de poursuivre : “C'est tout ce que je dis, et ça s'accélère, et ça continue. Vous savez très bien qu'aujourd'hui, d'ailleurs avec le développement du franglais, et puis même, regardez, tous ces gens qui sont abonnés à Netflix. Enfin, il y a des trucs très bien sur Netflix, je ne veux pas cracher dessus. Mais ils ont l'impression que la France, c'est comme dans Netflix.”
“On peut la retrouver”
Pour Franz-Olivier Giesbert, les Français se tournent beaucoup trop vers les États-Unis. “Quand il y a eu l'histoire George Floyd, les Français ont parlé comme si ça les concernait, qu'ils étaient là-dedans. Parce qu'évidemment, ils voient des films comme ça tous les soirs”, a-t-il confié. Toutefois, l’écrivain a tenu à préciser que son livre n’est pas dénigré la France. Mais il s’agit “d’un cri d’amour à la France”. D’ailleurs, pour ce dernier, tout n’est pas encore perdu. “On peut la retrouver”, a-t-il lâché. Mais lorsqu’on lui a demandé si c’était possible avec Emmanuel Macron, le journaliste sans aucune hésitation : “ Non”. “On peut la retrouver, et il suffirait de pas grand-chose, l'histoire le montre”, a-t-il ajouté.



