Gabriel Attal sous le feu des critiques en plein mois d'août : "Le risque, c’est de griller des cartouches" pour 2027

Gabriel Attal sous le feu des critiques en plein mois d'août : "Le risque, c’est de griller des cartouches" pour 2027

Par Nextplz

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L’horizon 2027 aimante déjà les ambitions. Dans le camp macroniste, la guerre de succession couve silencieusement. Édouard Philippe caracole en tête, fort de sondages flatteurs. Pourtant, Gabriel Attal refuse l’immobilisme estival. Il dégaine une tournée tous azimuts pour occuper le terrain. Derrière son hyperactivité se cache une course-poursuite haletante. Mais cette agitation effrénée dissimule des risques politiques bien réels.

L’offensive médiatique d’un ambitieux qui sature l’espace estival

Pendant que ses concurrents goûtent aux vacances, Gabriel Attal a multiplié interviews et déplacements. L’ancien Premier ministre a enchaîné un déplacement breton sur les salaires puis une virée à Annecy. Il a ensuite mis en scène son volontarisme en Vendée face à la communauté des gens du voyage. Le tout, agrémenté de longues interviews dans la presse nationale. Sans oublier sa virée dans les Bouches-du-Rhône auprès d’agriculteurs.

Ce tourbillon vise à saturer l’espace médiatique pour rattraper Édouard Philippe. « Il est dans son pré-match avec Édouard Philippe, il doit rattraper du terrain », analysait la spécialiste Émilie Zapalski. Une stratégie de « carpet bombing » estivale qui reprend sa communication tous azimuts héritée de Matignon. Pourtant, cette course effrénée dissimule mal un positionnement politique jugé encore flou.

Le tempo bousculé d’un prétendant pressé qui heurte les codes

Nombre de rivaux jugent cette agitation parfaitement contre-productive en plein cœur d’août. La pratique théorisée par l’entourage de Bruno Retailleau ou d’Édouard Philippe prône la trêve. Les Français n’ont pas encore la tête à l’élection présidentielle durant cette période. « Le risque, c'est de griller des cartouches avec des propositions qui tombent à l’eau », confie une source de gauche selon le Huffpost.

Gabriel Attal balaie néanmoins ces prudentes réserves. Il refuse catégoriquement de perdre un temps précieux dans son entreprise de conquête. Émilie Zapalski prévient que sans ce forcing, son aventure vers 2027 pourrait s’achever dès l’automne. On se souvient d’ailleurs de son aller-retour express en Haute-Garonne face à la fronde agricole. Il discourait alors avec des bottes de paille comme unique décor. Cette hyperactivité révèle une incapacité à laisser les dossiers mûrir.

La polémique qui révèle une forme de maladresse politique pour Gabriel Attal

Deux jours après un entretien, Gabriel Attal a investi un terrain particulièrement glissant. Il choisit l’installation illégale des gens du voyage dans certaines communes françaises. Il s’est rendu en Vendée dans un camp de caravanes, accompagné d’une flopée de journalistes. Le résultat immédiat fut une algarade délicate avec un représentant de la communauté. L’homme lui a reproché la présence intrusive des caméras et les manquements des collectivités.

Pour rappel, seuls 12 départements sur 95 respectent leurs obligations d’accueil. De quoi ternir l’opération de communication pourtant soigneusement planifiée. « Si l’idée est de concurrencer Édouard Philippe sur sa droite, c’est assez maladroit et très grossier », estimait Émilie Zapalski. La communicante cible une « stratégie à l’ancienne » prompte à désigner des « boucs émissaires ». Elle assure sentir « une incapacité à se construire, au-delà de la communication, une personnalité qui prend à bras-le-corps les sujets ».

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