Maïtena Biraben : "système digestif bousillé et dos en vrac", l'animatrice de 57 ans cash sur son corps

À 57 ans, Maïtena Biraben ne cache plus rien. Après des années à mener une carrière intense, l’ancienne figure du petit écran, qui avait fait des confidences sur sa libido, se livre désormais sans filtre sur son corps… et sur ce qu’il lui impose.
Maïtena Biraben se confie sur son corps qui change
Tout a basculé récemment, lorsqu’elle a découvert un élément déterminant de sa vie. Le 30 mars 2026, sur son média Mesdames, elle révèle avoir été diagnostiquée autiste, à haut potentiel intellectuel et atteinte de TDAH. Une annonce tardive, mais essentielle, qui lui permet enfin de mettre des mots sur un parcours souvent difficile. Elle explique notamment que ce diagnostic l’a aidée à comprendre pourquoi "sa vie n’est pas facile". Une prise de conscience qui change profondément son regard sur elle-même. Mais cette révélation ne concerne pas seulement son fonctionnement mental. Elle éclaire aussi son état physique. Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, elle évoque sans détour les conséquences sur son corps. "J’ai des migraines en permanence, le système digestif bousillé et le dos en vrac. Je m’abîme". Des mots forts, qui traduisent une fatigue accumulée au fil des années. Derrière l’image publique, celle d’une femme énergique et engagée, se cache une réalité plus rude.
"Un autiste a une espérance de vie plus courte"
Malgré cela, Maïtena Biraben, qui avait coupé ses cheveux très court, ne compte pas disparaître. Bien au contraire. Elle continue de porter de nombreux projets, notamment autour de son média Mesdames. Elle annonce d’ailleurs une tournée avec le spectacle Mesdames, en vraies !, ainsi que le développement de nouveaux formats, comme une newsletter renforcée ou encore un podcast. Une dynamique créative intacte, qui montre qu’elle n’a rien perdu de son envie d’agir. Mais cette fois, elle le sait : elle devra avancer autrement. "Mon diagnostic va m’obliger à ralentir", reconnaît-elle. Une décision qu’elle n’aurait sans doute pas envisagée auparavant. Habituée à un rythme soutenu, elle doit désormais composer avec ses limites. Elle évoque même une réalité peu connue : "Un autiste a une espérance de vie plus courte qu’une personne ‘neurotypique’". Une donnée qui l’incite à repenser ses priorités.
Un témoignage rare
Ce ralentissement n’est pas vécu comme un renoncement, mais comme une nécessité. Une manière de se préserver, de durer, et surtout de mieux se comprendre. Car si ce diagnostic arrive tard, il lui offre aussi une forme d’apaisement. En mettant un nom sur ses difficultés, elle peut enfin adapter son quotidien et prendre soin d’elle différemment. Au-delà de son cas personnel, Maïtena Biraben ouvre aussi un débat plus large. Celui de la reconnaissance tardive de certains troubles, notamment chez les femmes. Son témoignage met en lumière un parcours souvent invisible, fait d’incompréhensions et d’adaptations permanentes. Aujourd’hui, elle avance avec lucidité. Entre projets et nécessité de lever le pied, elle cherche un nouvel équilibre. Et dans cette quête, une chose semble certaine : elle refuse désormais de s’oublier.



