Pascal Praud battu à plate couture par la concurrence : "Je présente mes excuses aux auditeurs"

Si ses émissions restent parmi les plus suivies, la concurrence se fait de plus en plus pressante. En mars, CNews a été dépassée par BFMTV en termes d’audience globale. Mais voilà que les émissions de Pascal Praud commencent à attirer de moins en moins de téléspectateurs.
Pascal Praud voit ses émissions attirer moins de téléspectateurs
Dans ce contexte tendu, chaque émission est scrutée. Fidèle à son style, Pascal Praud continue de donner la parole aux auditeurs, dans un format qui fait le succès de ses programmes. Les interventions sont souvent directes, parfois tranchées et critiquées. En août dernier, tout semblait suivre son cours habituel sur Europe 1. Un auditeur intervient à l’antenne pour évoquer son positionnement politique. Il explique avoir longtemps soutenu le Rassemblement national, avant d’annoncer un changement de cap. Une prise de parole que le journaliste accueille avec une certaine ironie, évoquant un "avis nuancé". Mais très vite, le ton bascule. L’intervenant se lance dans une tirade beaucoup plus virulente, visant directement le président de la République. Les propos deviennent offensants, franchissant clairement une ligne rouge. "Quand je vois un président comme Macron, enfin votre président parce que ce n’est pas le mien. Un président qui embrasse Zelensky dans le cou , pour moi ce n’est pas un président, ce serait plutôt une tarlouze qu’autre chose".
L'animateur d'Europe 1 obligé d'intervenir
C’est à ce moment précis que Pascal Praud décide d’intervenir. Il coupe immédiatement la communication, visiblement agacé par ce dérapage. "On arrête, ce n’est pas possible", lance-t-il à l’antenne. Une réaction rapide, presque instinctive, pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Dans le studio, ses invités réagissent également. Sarah Saldmann, Georges Fenech et Gauthier Le Bret condamnent unanimement ces propos. L’incident ne passe pas inaperçu. Quelques instants plus tard, le journaliste prend la parole avec gravité. "Je présente mes excuses aux auditeurs qui ont été choqués à juste titre par ce qu’ils viennent d’entendre", déclare-t-il. Une mise au point claire, destinée à rappeler les règles qui encadrent son émission. "En aucun cas, ce type d’insulte ne peut arriver à l’antenne", insiste-t-il.
— Nicolas Malaboeuf (@NMalaboeuf) August 26, 2025
@PascalPraud interrompt la discussion et présente ses excuses après les propos insultants d’un auditeur sur @EmmanuelMacron ! #PascalPraudEtVous @Europe1 pic.twitter.com/rjJBToIeFL
Un débat qui a laissé les auditeurs sans voix
Derrière cet épisode, une réalité plus large apparaît. Donner la parole au public comporte des risques. L’exercice, apprécié pour sa spontanéité, peut parfois déraper. Et dans un contexte où les tensions politiques sont fortes, la vigilance est plus que jamais nécessaire. L’auditeur en question, habitué de l’émission selon le journaliste, ne sera d’ailleurs plus invité à intervenir. Si cet incident a marqué les esprits, il rappelle aussi la difficulté d’animer des débats en direct. Entre audience, concurrence et gestion de l’antenne, l’équilibre reste fragile. Et parfois, une seule phrase suffit à tout faire basculer.



