Philippe Bouvard : Ferrari F40 et modèles d’exception, son immense collection automobile révèle une passion méconnue

Philippe Bouvard : Ferrari F40 et modèles d’exception, son immense collection automobile révèle une passion méconnue

Par Nextplz

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Philippe Bouvard, journaliste érudit et fondateur des Grosses Têtes, est mort le 24 août 2026 à 96 ans. Sur les réseaux, les hommages parlent d’"un grand monsieur", d’"un journaliste libre". Le public se souvient de sa voix, de ses bons mots, de ses 19 000 heures d’antenne. Moins de ce que cachait son garage : une collection de plus de 200 voitures, dont une Ferrari F40 rarissime. Derrière la figure familière de RTL se cachait un collectionneur passionné de belles mécaniques italiennes, de limousines anglaises et de berlines françaises aménagées en bureaux roulants. Auto Moto, magazine spécialisé, rappelle qu’il a possédé plus de 200 véhicules, avec pour modèle fétiche une Ferrari F40 produite à la fin des années 1980, très recherchée des collectionneurs. Cette passion n’a pas seulement rempli son garage, elle l’a aussi entraîné dans des histoires dignes d’un scénario de cinéma.

Derrière Les Grosses Têtes, l’homme aux 200 voitures

Selon le quotidien automobile L’Argus, Philippe Bouvard a signé plus de 60 000 articles et présenté plus de 15 000 émissions, tout en dirigeant les Grosses Têtes pendant 37 ans. Dans l’ombre de cette carrière, il faisait défiler les cartes grises : environ 200 voitures possédées au total, jusqu’à huit simultanément dans son garage. À Caradisiac, il résumait cette frénésie d’un aveu lucide : "J’ai plus aimé les voitures qu’elles ne m’ont aimé", reconnaissant avoir vécu au‑dessus de ses moyens.

Philippe Bouvard, Ferrari F40 "maudite" et rêves de supercar

Au sommet de cette collection trônait la Ferrari F40, décrite par Auto Moto comme le modèle phare de Bouvard. Lancée en 1987, la F40 est une supercar à moteur V8 biturbo d’environ 478 ch. L’animateur en avait acheté un exemplaire quasiment neuf, autour de 1 000 km, pour près de 1,5 million de francs, soit environ 340 000 € actuels, un caprice qu’il assumait comme tel, racontent Caradisiac et L’Argus.

L’idylle a vite viré au scénario noir. Quand Bouvard décide de revendre la F40, la voiture est d’abord volée puis retrouvée avant que la transaction n’aboutisse. Un an plus tard, chez son nouveau propriétaire, une soudure près du réservoir provoque une explosion : la supercar est détruite, la maison gravement touchée et l’occupant tué, racontent L’Argus et Auto Plus. De quoi nourrir la réputation d’une Ferrari F40 "maudite".

Miura, Rolls, voitures-bureaux : les autres folies de sa collection

Autour de cette F40 gravitaient d’autres modèles de légende. L’Argus recense une Lamborghini Miura, des Ferrari Mondial Cabriolet et Testarossa, mais aussi des Rolls-Royce Silver Shadow et Corniche, symboles d’un luxe assumé. Avec un tel casting, Bouvard, aujourd'hui décédé, dépassait largement le cadre de l’amateur et frôlait celui des grands collectionneurs européens.

Ses "voitures‑bureaux" résument aussi son rythme de vie. Sa Citroën DS 21 Prestige Chapron, avec séparation chauffeur et radio‑téléphone, l’accompagnait partout avant d’être vendue 66 700 € à Rétromobile 2009. Elle a été relayée par une Peugeot 604 Heuliez de 5,34 m, transformée en bureau mobile où il préparait ses émissions. Au soir de sa vie, l’auteur de Cent voitures sans regrets reconnaissait avoir vécu au‑dessus de ses moyens. Pour beaucoup de Français, le couple Philippe Bouvard Ferrari F40 reste pourtant l’histoire d’une passion presque cachée derrière le micro.

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