Procès Libyen : Un ancien ministre allume Nicolas Sarkozy, "Je suis désolé de dire que là encore…"

Procès Libyen : Un ancien ministre allume Nicolas Sarkozy, "Je suis désolé de dire que là encore…"

Par Nextplz

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La tension ne cesse de monter autour du procès dit “libyen”. À chaque audience, un nouveau rebondissement vient fragiliser un peu plus les lignes de défense et raviver les tensions entre anciens proches. Et cette fois, c’est une prise de parole inattendue qui relance le débat.

La défense de Nicolas Sarkozy en prend un coup

Depuis plusieurs jours, les regards sont tournés vers Nicolas Sarkozy, interrogé dans le cadre de ce dossier sensible. L’ancien chef de l’État, qui est déjà passé par la case prison, doit répondre à de nombreuses accusations. D'anciens collaborateurs se retrouvent eux aussi au cœur de la tempête judiciaire. Dans ce climat déjà électrique, une absence s’est fait remarquer : celle de Claude Guéant, contraint de ne pas assister aux audiences pour des raisons de santé. Mais loin de rester silencieux, l’ancien ministre de l’Intérieur a choisi de s’exprimer autrement. Par écrit. Une première attestation, versée au dossier le 14 avril, avait déjà marqué un tournant. Elle avait surpris, notamment parce qu’elle semblait contredire certains propos de Nicolas Sarkozy.

Claude Guéant charge l'ancien président

Et depuis, la situation n’a fait que s’envenimer. Au cœur de cette affaire, une nouvelle lettre de trois pages, datée du 26 avril et révélée par RTL, vient raviver les tensions. Et c’est précisément dans ce document que le ton change radicalement. Claude Guéant y répond point par point aux déclarations de son ancien supérieur. Il commence par un élément en apparence anodin, mais lourd de conséquences : la date de leur première rencontre. Là où Nicolas Sarkozy affirme ne pas l’avoir connu avant 2002, Claude Guéant conteste fermement. "Nicolas Sarkozy dément m'avoir connu avant 2002", écrit-il, avant d’ajouter : "Je dois dire que, malgré ses facultés de mémoire exceptionnelles (il se dit volontiers hypermnésique) Nicolas Sarkozy se trompe. Nous nous sommes rencontrés avant 2002. Il me connaissait". Mais c’est un autre épisode, bien plus sensible, qui cristallise les tensions.

Un procès Lybien qui pourrait bien coûter cher à Nicolas Sarkozy

Un dîner officiel organisé le 25 juillet 2007 à Tripoli, en présence de Mouammar Kadhafi. Un moment clé du dossier, sur lequel les versions divergent. Et c’est ici que la phrase choc surgit. "Je suis désolé de dire que là encore Nicolas Sarkozy se trompe", insiste Claude Guéant. Il affirme avec précision que l’ancien président, qui a vu sa résidence de vacances, être visitée, l’aurait appelé à table pour entendre une demande de Kadhafi concernant Abdallah Senoussi, visé par un mandat d’arrêt international. "Je maintiens que Nicolas Sarkozy m'a appelé pour entendre la préoccupation que venait de lui exprimer Kadhafi (…) et c'est à ce moment-là qu'il m'a dit : 'Claude, voyez cela'". Face à ces affirmations, la défense de Nicolas Sarkozy reste ferme. Elle refuse de commenter publiquement ces déclarations, rappelant que le débat doit se tenir exclusivement devant la justice. Une ligne de conduite claire, malgré l’ampleur médiatique de l’affaire.

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