Quitter Paris pour faire de la permaculture : Pierre Niney, Julien Doré et consorts ont choisi cette vie radicale loin des plateaux

Quitter Paris n'est plus seulement le rêve de quelques néoruraux anonymes. En 2026, la vague de départs d'Île-de-France touche aussi les plateaux télé, les tournages et les studios d'enregistrement. Des visages ultra connus troquent les embouteillages du périphérique pour des chemins de terre, un dressing de styliste pour une vieille paire de bottes, parfois un tapis rouge pour un potager en permaculture.
Derrière cette image un peu carte postale, il y a des décisions très concrètes : déménager, se former, accepter d'apprendre à jardiner depuis zéro. Chanteurs, acteurs ou photographes racontent la même bascule vers plus de temps dehors et davantage d'autonomie alimentaire. Ce sont ces coulisses de reconversion qui attirent de plus en plus de regards.
Quitter Paris : quand les stars choisissent la permaculture plutôt que les plateaux
Depuis plusieurs années, Pierre Niney et Natasha Andrews ont quitté Paris pour une maison du XVᵉ siècle près de Rambouillet, transformée en petite ferme. Poules, lapins, ânes miniatures, chiens, chats, tortues s'y partagent désormais le terrain avec les cultures. "Un potager en permaculture, des champignons dans le sous-bois, au rythme des braiements de ses ânes miniatures et de la collecte des oeufs frais", décrit Claire Nouy dans son podcast Coup d'éclat, citée par Purepeople.
En 2016, Charlotte de Turckheim a, elle aussi, quitté la frénésie parisienne pour Eygalières, dans les Alpilles. Avec son mari, elle y tient le Domaine Mas Notre Dame, maison d'hôtes nichée dans un parc de deux hectares, labellisée Valeurs Parc naturel régional des Alpilles. "C'est une vraie vie à la campagne avec un grand jardin potager en permaculture", a confié Charlotte de Turckheim au Journal des Femmes.
De Julien Doré aux anonymes : quand la terre devient le nouveau studio
Après des années à vivre au rythme parisien, le chanteur Julien Doré est reparti s'installer dans les Cévennes, dans une bâtisse en pierre isolée. "Ça va faire 4 ans maintenant que je suis revenu ici. C'est mon paradis rêvé", explique Julien Doré sur RTL, cité par Le Journal de la Maison. Entre permaculture au potager, rénovation avec son père et enregistrements dans son home studio, il travaille désormais au milieu des collines.
Le parcours du photographe Frédérick Carnet montre le travail que suppose une telle reconversion. Ancien photographe de pub à Paris, il loue aujourd'hui trois jardins regroupés sur 375 m² pour environ 50 € par an dans une association de jardinage. "L'équation de départ était simple sur le papier : fuir une vie parisienne de photographe de pub pour ne pas finir prématurément dans un trou, 6 pieds sous terre", écrit-il dans Le Journal Minimal, avant de décrire années de débroussaillage, serres tunnels et semences maison vers la quasi-autonomie en légumes.
Quitter Paris en 2026 : ce que ces reconversions disent de notre époque
Ce retour à la terre, chez des profils différents, fait écho aux statistiques : l'Île-de-France perd plus de ménages qu'elle n'en gagne, et nombre de ces départs se transforment en projets de permaculture, de potagers partagés ou de fermes familiales.



