"Si j’avais quelque chose à me reprocher…" : Nicolas Sarkozy face à Laurent Delahousse avant son incarcération

"Si j’avais quelque chose à me reprocher…" : Nicolas Sarkozy face à Laurent Delahousse avant son incarcération

Par Nextplz

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Le mardi 21 octobre 2025 restera une date marquante dans l’histoire politique française. Nicolas Sarkozy a été incarcéré à la prison de la Santé, à Paris, dans le cadre de l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007.

Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy sortait une phrase totalement folle

L’ancien chef de l’État, âgé de 70 ans, dénonce depuis des années un “acharnement judiciaire”, convaincu d’être la cible d’une persécution politique. Pourtant, bien avant cette issue dramatique, il avait tenu à affirmer sa sérénité face aux accusations dont il faisait l’objet. Invité du 20 Heures de France 2, le 21 septembre 2014, Nicolas Sarkozy avait répondu sans détour aux questions de Laurent Delahousse. Face au journaliste, il avait rejeté d’un ton ferme les soupçons qui le visaient : "Si j'avais quelque chose à me reprocher, croyez-vous que je reviendrais ? Si j'avais la moindre chose à me reprocher, si j'avais peur, est-ce que je reviendrais ?". Une phrase devenue emblématique, presque prémonitoire, tant elle résonne aujourd’hui à la lumière de son incarcération.

Laurent Delahousse sans voix

Lors de cette interview, le mari de Carla Bruni s’était défendu avec aplomb, affirmant n’avoir “rien à cacher” et promettant de “répondre à toutes les questions, à toutes les convocations”. Il avait d’ailleurs rappelé qu’il avait déjà été blanchi dans deux affaires majeures : Bettencourt et Karachi. Pour lui, ces précédents démontraient qu’il faisait face à une forme d’acharnement judiciaire sans fondement. "J’ai confiance dans la justice de mon pays", déclarait-il alors, tout en déplorant la manière dont certains juges et médias traitaient son nom. Abordant la question des écoutes téléphoniques, Nicolas Sarkozy s’était indigné : "Dans quel pays vivons-nous ? (…) J'aurai plus de compassion désormais et j'attendrai, avant de juger, d'être sûr qu'une personne est accusée pour ce qu'elle a fait et non pour ce qu'elle est."

L'ancien président incarcéré

Ces mots, prononcés il y a un peu plus d’un mois, prennent aujourd’hui un relief particulier, alors que l’ancien président vit l’un des moments les plus sombres de sa vie publique. De l’affaire Bygmalion aux soupçons de financement libyen, le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans pas moins de sept dossiers judiciaires. Mais il continue de clamer son innocence, refusant de se considérer comme un homme accablé par le passé. "Je suis le seul à avoir été examiné sous toutes les coutures", soulignait-il alors, estimant que sa probité sortirait renforcée de ces épreuves. Aujourd’hui derrière les barreaux, Nicolas Sarkozy reste fidèle à cette ligne de défense : celle d’un homme persuadé que la vérité finira par triompher. Une posture de résistance, dans la droite lignée de celle qu’il revendiquait déjà face à Laurent Delahousse.

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"Si j’avais quelque chose à me reprocher…" : Nicolas Sarkozy face à Laurent Delahousse avant son incarcération