Sonia Mabrouk : "Les musulmans de France sont piégés", sa sortie choc enflamme le débat

Sonia Mabrouk va-t-elle rester sur CNews ? Voilà plusieurs jours que les internautes, en plus de ses fidèles téléspectateurs, s'interrogent quant à son avenir au sein du groupe Bolloré.
Sonia Mabrouk, une journaliste franco-tunisienne réputée pour son franc-parler
À rappeler que des bruits de couloirs sous-entendent que la star du PAF aurait été écartée de la chaîne après avoir publiquement pris ses distances avec la direction suite au maintien à l'antenne de l'animateur Jean-Marc Morandini, condamné ce mois-ci pour corruption de mineurs. La journaliste franco-tunisienne de 49 ans a par la suite été imitée par ses confrères Laurence Ferrari et Pascal Praud, autres visages phares de CNews. Celle qui a obtenu la nationalité française il y a 15 ans n'a jamais craint de prendre position, quitte à diviser. Étant de confession musulmane, la maman de Soraya s'interroge constamment sur l'islam radical et politique. Défendant à son échelle la laïcité républicaine, Sonia Mabrouk est ouverte au débat sur la question. Originaire de Tunis, l'intéressée a été très sensible à son éducation marquée par la foi qu'elle décrit d'ouverte et tolérante.
"On vous traite comme l'Arabe de service, forcément non représentatif"
Celle qui ne se voile que lorsqu'elle se rend "au cimetière où repose (sa) mère, à Carthage, en Tunisie", était sortie du silence en août 2016 lorsque le port du burkini a commencé à faire débat sur le territoire. Au travers de son clavier, comme l'a rappelé Le Point en 2017, Sonia Mabrouk avait alors condamné l'idéologie wahhabite particulièrement influente. "Les musulmans de France sont piégés", s'était agacée l'ex-épouse de Guy Savoy qui espérait très certainement une prise de conscience. "Soit vous vous taisez, et alors on vous reproche votre silence comme si c'était un consentement aux dérives islamistes, soit vous intervenez, et cette fois on vous traite comme l'Arabe de service, forcément non représentatif". Une franche sortie qui avait suscité des "réactions violentes", à en croire nos confrères.
Le Hijab Day organisé à Science Po la fait sortir de ses gonds
Même son de cloche selon Le Point quelques mois plus tôt, en avril, puisque cette petite fille d'ambassadeur avait été interpellée par le "Hijab Day, ou journée du voile, organisée à Sciences Po", apprend-on. "Je suis venue ici avec une certaine idée de la France. Et que ces jeunes ne réalisent pas que des femmes se battent, notamment en Tunisie, pour la liberté de ne pas porter le voile, cela m'a sidérée. On m'a conseillé de ne rien dire, de rester à ma place de journaliste, on a essayé de me convaincre qu'entrer dans ce débat desservirait ma carrière, mais ça été plus fort que moi", avait tweeté Sonia Mabrouk tout en glissant que cette journée symbolique était en réalité, à ses yeux, une "offense" au combat de certaines femmes. Un post qui lui aurait encore valu une pluie de vives critiques.



