Une ex-caissière d'Auchan a trouvé le stratagème pour détourner 100.000 euros en 2 ans : "Passer la caisse en 'caisse-école'"

Une ex-caissière d'Auchan a trouvé le stratagème pour détourner 100.000 euros en 2 ans : "Passer la caisse en 'caisse-école'"

Par Nextplz

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Après vingt-sept années passées dans le même hypermarché, son quotidien professionnel semblait parfaitement installé. Pourtant, derrière son poste de caissière à l’Auchan de Semécourt, en Moselle, une employée avait mis au point un système qui lui aurait permis de détourner une somme considérable.

Cette ex-caissière d'Auchan a trouvé un stratagème étonnant pour détourner des dizaines de milliers d'euros

Comme le rapporte Le Républicain lorrain, l’affaire a conduit cette sexagénaire devant le tribunal de Metz, aux côtés de son mari. Au cœur des débats : plus de 100.000 euros de cartes-cadeaux obtenus pendant deux années sans éveiller immédiatement les soupçons de son employeur. Son ancienneté n’était pas son seul avantage. La salariée intervenait également comme formatrice pour apprendre le fonctionnement des caisses. Cette responsabilité lui donnait accès à une fonctionnalité particulière, normalement destinée à l’apprentissage des employés. Elle connaissait donc parfaitement les procédures internes et disposait d’un code-barres spécifique. Une connaissance du système qui aurait fini par devenir la pièce centrale de la fraude.

Les cartes-cadeaux utilisées pour sa fraude

Pendant que l’activité du magasin suivait son cours, les opérations réalisées grâce à cette manipulation pouvaient échapper au circuit comptable habituel. Le mécanisme décrit devant la justice était aussi discret que lucratif. La caissière pouvait passer son poste en "caisse-école", un mode qui ne laissait pas de trace dans la comptabilité, selon les éléments rapportés par Le Républicain lorrain. Elle aurait alors utilisé cette possibilité pour créditer des cartes-cadeaux, chacune jusqu’au plafond de 250 euros. Au total, 432 cartes auraient ainsi été chargées en deux ans. Cela représente quasiment une carte tous les deux jours et un préjudice dépassant 100.000 euros pour l’enseigne. Cette mécanique aurait peut-être pu durer davantage sans une anomalie. Une erreur de caisse de 750 euros a finalement attiré l’attention.

Auchan a licencié la caissère

Chargés d’en rechercher l’origine, des salariés ont remonté la piste jusqu’au numéro 410. Celui-ci correspondait à la caisse utilisée par l’employée. Les vérifications ont alors permis de mettre au jour les opérations suspectes. Auchan a finalement licencié la salariée pour faute grave. Quatre années plus tard, elle a dû s’expliquer devant le tribunal sur l’utilisation de ces cartes et sur l’ampleur des sommes concernées. À l’audience, l’ancienne employée a évoqué un engrenage lié à ses dépenses. Elle a parlé d’un "cercle vicieux", expliquant avoir utilisé cet argent pour acheter notamment des cadeaux à ses proches ainsi que différents biens destinés à la maison. La question du rôle de son époux a également occupé les débats. La prévenue a tenté de l’écarter de l’affaire en affirmant qu’elle lui présentait certains achats comme effectués "à crédit". Une explication qui n’a toutefois pas suffi à dissiper les interrogations du tribunal.

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