Vivant désormais au Cameroun, Yannick lâche sans filtre, "Les impôts, ça fait mal…"

Vivant désormais au Cameroun, Yannick lâche sans filtre, "Les impôts, ça fait mal…"

Par Nextplz

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Longtemps critiqué pour son passé fiscal et son ancienne installation en Suisse, Yannick Noah avait choisi, en 2013, de répondre frontalement aux polémiques. Invité sur RTL à l’occasion du concert des Enfants de la Terre organisé au Zénith de Paris, l’artiste renouvelait son soutien à François Hollande tout en défendant une vision solidaire de l’impôt. Une prise de parole marquée par une franchise rare chez une personnalité publique aussi exposée.

Un soutien fidèle à François Hollande malgré la crise

Un an après l’élection de François Hollande, Yannick Noah ne cachait pas les difficultés traversées par le pays. Face au chômage, à la défiance envers les responsables politiques et à la crise économique, le chanteur estimait que la situation nécessitait des efforts collectifs. Au micro de RTL, il reconnaissait que le chef de l’État héritait d’un contexte particulièrement lourd. Pour lui, la France traversait alors une période morale autant qu’économique. Malgré tout, Noah refusait de se désolidariser de celui qu’il avait soutenu publiquement pendant la campagne présidentielle de 2012. Fidèle à ses convictions de gauche, qu’il qualifie régulièrement de “famille politique”, l’ancien champion de tennis assumait une parole engagée à contre-courant d’une partie du monde médiatique et artistique de l’époque.

“Oui, ça fait mal” : sa déclaration cash sur les impôts

C’est surtout sa déclaration sur la fiscalité qui avait retenu l’attention. Interrogé directement sur le fait de payer ses impôts en France, Yannick Noah avait répondu sans détour : “Oui, ça fait mal, mais je les paye, et je suis assez fier de ça.” Une phrase qui résumait parfaitement sa position. L’artiste admettait le poids important des prélèvements fiscaux, notamment pour les hauts revenus, mais considérait malgré tout qu’il était normal que les plus privilégiés contribuent davantage. À cette époque, les débats autour de la taxation des grandes fortunes faisaient rage en France, notamment avec le projet de taxe à 75 % sur les très hauts revenus. Même s’il reconnaissait que cette mesure ne lui faisait pas plaisir, Noah insistait sur la nécessité de montrer l’exemple en période de crise.

Le souvenir toujours sensible de son exil suisse

Ces déclarations intervenaient dans un contexte particulier. Depuis des années, Yannick Noah faisait l’objet de critiques de la part de certains responsables politiques de droite concernant son ancienne résidence en Suisse après sa carrière sportive. Lors d’une audition devant une commission d’enquête du Sénat sur l’évasion des capitaux, il avait expliqué avoir quitté la France par “peur du lendemain”. Une justification qui n’avait pas suffi à éteindre les polémiques. Le chanteur rappelait toutefois être revenu vivre en France quelques années plus tard et y payer désormais ses impôts. Il ajoutait néanmoins qu’il ne conseillerait pas forcément à son fils, dont la carrière s’était construite aux États-Unis, de venir s’installer fiscalement en France.

Une personnalité fidèle à ses convictions

Au-delà de la question fiscale, Yannick Noah profitait aussi de cette interview pour évoquer des sujets de société comme le mariage pour tous. Sans militantisme excessif, il défendait une idée simple : laisser les gens aimer qui ils souhaitent. Une position cohérente avec l’image d’ouverture et de tolérance qu’il cultive depuis des décennies. Même désormais installé en partie au Cameroun, l’artiste continue d’incarner une personnalité libre, engagée et rarement avare de confidences lorsqu’il s’agit de politique ou de société.

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