Nanoparticules dans les cosmétiques : ce que l'on sait vraiment et comment les repérer

À quelques jours des fêtes de Noël – et des préparations qui vont avec –, une étude remet sur le devant de la scène la question des nanoparticules dans certains produits cosmétiques, en particulier ceux contenant des paillettes. Explications.
« Ces produits contiennent du dioxyde de titane ». Sur les réseaux sociaux, de nombreux lanceurs d’alerte ont martelé cette phrase dès l’annonce de l'association de veille sur les nanotechnologies, Avicenn. Selon les résultats de leurs tests réalisés par un laboratoire indépendant, des nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) ont été détectées dans une dizaine de produits cosmétiques. Problème : si le dioxyde de titane reste autorisé en cosmétique, certaines de ses formes, notamment nanométriques, sont aujourd’hui surveillées de près par les autorités sanitaires en raison de leur potentiel risque pour la santé.
« Les nanoparticules de dioxyde de titane, surtout quand elles sont toutes petites, sont susceptibles de pénétrer profondément dans l'organisme, notamment quand on les inhale elles rentrent dans les poumons jusqu'aux alvéoles pulmonaires », explique Mathilde Detcheverry, la déléguée générale de d'Avicenn. Alerté, le ministère de la Santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire afin de poursuivre les recherches scientifiques. En octobre 2024, l’Agence de santé rapportait que le TiO2 était classé comme cancérogène suspecté après une exposition par...



