Le cas Brad Pitt : une cancel culture à géométrie variable

À une époque où l'opinion publique peut faire et défaire une réputation en quelques heures, pourquoi certaines icônes paraissent-elles presque impossibles à ébranler ?
Cette semaine, Vivienne Jolie-Pitt a demandé, à son tour, à ne plus porter le nom de son père. Quatrième enfant de Brad Pitt à s'en détacher, après Zahara, Shiloh et Maddox. Quatre. On pourrait croire qu'à partir d'un certain nombre, les faits finissent par déplacer les regards les plus sceptiques. Qu'ils provoquent un léger mouvement de sourcil collectif, un « tiens, quand même ». Mais toujours pas. Quelques articles plus tard, ce nouvel épisode avait déjà rejoint le grand carton des « divorces compliqués ».
Pourquoi est-il si difficile de changer d'avis sur Brad Pitt ?
Depuis près de dix ans, Brad Pitt est associé à des accusations graves, qu'il conteste, et à l'un des divorces les plus conflictuels d'Hollywood. Pourtant, il semble faire figure d'exception. On en a déboulonné pour moins que ça. Alors pourquoi paraît-il presque imperméable aux secousses ?
Il suffit de parcourir les commentaires sur internet pour voir se dessiner le même récit. Les scénarios vont presque tous dans le même sens : ils expliquent les enfants, soupçonnent la mère et préservent le père. Personne ne sait précisément ce qui s'est passé, mais on comble les blancs, on réorganise les pièces jusqu'à ce qu'elles collent à l'idée que nous nous faisons de Brad Pitt depuis trente ans. Une...



