Karine Le Marchand "sortie avec un footballeur noir et un rappeur" accusée d'être "raciste anti-blancs"

Depuis quelques jours, Karine Le Marchand est dans la tourmente. Le 9 février dernier, alors qu'elle était invitée sur CNews, dans L’heure des Pros, l'animatrice a livré son ressenti face à l’immigration en France. Elle-même fille d’immigrés et femme de couleur a déclaré : "J’ai vu le RER arriver, j’ai vu tous ces noirs, et tous ces musulmans, enfin ces Arabes, qui sortaient, enfin des gens qui avaient des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir parce qu’à Nancy j’étais la seule de mon école à avoir cette tête-là. J’ai fait ’Ah’. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur. Parce que Paris c’était particulier”. Depuis cette intervention controversée, la présentatrice de L'amour est dans le pré est accusée de racisme.
L’ARCOM saisie suite aux propos chocs de Karine Le Marchand
La séquence de cette prise de parole, relayée sur les réseaux, a rapidement fait couler de l'encre. Outrée par les propos de Karine Le Marchand, deux députées ont décidé de saisir l’Arcom. “Propos racistes de Karine Le Marchand, accueillis par des rires complices", a commencé par déplorer la députée LFI Ersilia Soudais. Et de poursuivre, questionnant : "Est-on surpris de cet énième dérapage sur CNews ? Je saisis l’Arcom”. Sa consœur, Léa Balage El Mariky, députée écologiste, a quant à elle ajouté : “Quand on fricote toute l’année avec l’extrême droite et qu’on vient tenir ce discours sur CNews, on sait très bien ce qu’on fait. Ces propos sont racistes, je saisis l’ARCOM”.
Karine Le Marchand accusée d'être raciste anti-blancs
De son côté, Karine Le Marchand n'a pas tardé à réagir pour se défendre. Via son compte Instagram, la femme de 57 ans a commencé par affirmer que ses propos ont été sortis de "leur contexte", où elle parle de son "arrivée à Paris dans les années 80". Dans la suite de son récit, l'animatrice rappelle avoir été accusée d’être raciste "anti-blancs". Ce, à l'époque, en raison de ses histoires d'amour avec des hommes noirs. "Quand je suis sortie 8 ans avec un footballeur noir et un rappeur, j’avais été accusée de racisme anti-blancs. Maintenant anti-noirs", a-t-elle fait savoir. Et d'évoquer d'autres accusations similaires. "Quand j'ai fait un documentaire sur la transidentité, une association voulait mettre le feu à M6 m’accusant de transphobie. Et quand j’ai fait un documentaire sur l'obésité, on m’a accusée d’être grossophobe. Et ils avaient même saisi l'Arcom et ont été déboutés".
Olivier Dartigolles vole au secours de l'animatrice
L'affaire continue de faire jaser et les avis fusent. Il y a peu, Olivier Dartigolles, animateur de TBT9, a pris la défense de Karine Le Marchand. Via son compte X, l’ancien porte-parole du Parti Communiste Français a commencé par déclarer : "J’ai horreur des meutes. De l’hallali. Ce que peut provoquer l’odeur du sang, ici même sur X, et ailleurs. Démesure, haine et bêtise". Et de poursuivre : "Alors autant le dire aussi clairement que possible, sans les 'mais', les 'pour autant' d’usage… Karine Le Marchand n’est pas raciste. Elle a exprimé un souvenir, un ressenti. Tout ce qu’elle dit avant et après est inattaquable. Et même assez à contre-courant de ce qu’il se dit aujourd’hui sur l’immigration. Il y a suffisamment de vrais racistes pour ne pas perdre d’énergie sur un faux procès".



