“Les monstres existent” : Pascal Praud perd pied en direct après le verdict Lola, "ce qui me frappe, c'est que..."

L’émission de ce matin sur Europe 1, animée par Pascal Praud, a connu un moment de tension notable lorsque le verdict du procès de Dahbia Benkired, accusée du meurtre de la petite Lola, a été rendu. Alors que le journaliste en plateau relatait les temps forts du dossier, il n’a pas manqué de mettre un accent sur la gravité de l’événement et la charge émotionnelle de ce crime dénoncé comme « l’un des symboles du déclin tragique de notre pays ».
Un moment riche en émotions pour Pascal Praud
Au cœur de cet instant, Pascal Praud a été interpellé par la très forte réaction des parties civiles, de la salle d’audience et de la presse : « Quand on sort de cette salle, c’est compliqué… Moi-même j’ai craqué à plusieurs reprises, l’émotion était très forte », a notamment confié le journaliste témoin. Il a d’ailleurs momentanément perdu le fil en marquant un lourd silence, comme s’il mesurait l’ampleur du drame humain derrière les faits. Il a même dû reprendre sa respiration, avant de continuer dans son analyse.
Une réaction spontanée
Ce qui a marqué les téléspectateurs à cet instant où l’émission, d’ordinaire sereine et structurée, a vacillé, c’est que le chroniqueur a fini par faire tomber ses notes et la musique de fond s’est interrompue un bref instant. Plus inattendu encore, Pascal Praud a adressé un regard vers la régie, avant de dire : « Il faut qu’on respire… on respire ensemble… ». Ce qui a choqué certains fidèles de l’émission, peu habitués à ce type de réaction spontanée.
Des questions sur la responsabilité de l’Etat
La cause n’en est pas que dramatique. Le dossier Benkired-Lola pose en effet plusieurs questions socio-institutionnelles lourdes : l’accusée qui est ressortissante algérienne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un contexte d’échec présumé du suivi administratif dans lequel l’émotion collective – familles, médias, société – qui se mêle à des responsabilités de l’État. De quoi peser sur l’animateur autant que sur les intervenants.
Les internautes réagissent en masse
En perdant pied en direct, Pascal Praud a en tout cas montré un visage inédit : celui d’un animateur gravement affecté par l’actualité qu’il présente. Plutôt que la maîtrise traditionnelle, il a donné à voir l’émotion brute du plateau, reflet d’un drame humain plus que d’un simple sujet d’information. Cela a provoqué de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Si certains ont salué son authenticité, d’autres ont quant à eux regretté cette faille dans le maintien d’un débat structuré.



