Sonia Mabrouk de confession musulmane, voilée en privé "par respect" : le seul endroit où elle porte "un bout d'étoffe sur la tête"

Occupant une place singulière depuis plusieurs années à la radio comme à la télévision, Sonia Mabrouk fut l'une des premières du groupe CNews à prendre publiquement ses distances avec la direction quant au maintien à l'antenne de l'animateur Jean-Marc Morandini, condamné en janvier pour corruption de mineurs.
Sonia Mabrouk visage phare des médias qui défend une certaine idée de la France
À rappeler que la mère de famille qui attend à ce jour son deuxième enfant,a rapidement été imitée par Laurence Ferrari ou même Pascal Praud, autres visages phares de la sphère Bolloré. Alors que grand nombre s'interrogent quant à son avenir au sein de CNews, Sonia Mabrouk a progressivement séduit ses fidèles téléspectateurs en rebondissant à sa manière sur d'innombrables grandes questions de société. Ayant vu le jour le 17 décembre 1976 à Tunis, en Tunisie, l'ex-compagne de Guy Savoy a obtenu la nationalité française il y a 15 ans. Farouchement attachée à la laïcité républicaine, celle qui est de confession musulmane a toujours rejeté l'islam radical et politique. Visiblement sensible aux idées de droite, la mère de famille s'est plusieurs fois interrogée sur l'assimilation et la politique française.
"Le seul endroit où je consens volontiers à porter un bout d’étoffe sur la tête est le cimetière où repose ma mère"
Pour le Journal du Dimanche, Sonia Mabrouk a partagé son point de vue sur l'Occident qui, à ses yeux, interdit à tort le voile en voulant combattre l'islamisme. "Qui aime la liberté souhaite que les femmes ne se voilent pas. Je pense qu’il n’est nul besoin de signes ostentatoires pour vivre sa religion et la faire valoir", a expliqué la quarantenaire. "Je viens d’une famille musulmane pour laquelle la véritable foi ne s’embarrasse pas d’accoutrements et de faux-semblants. Le seul endroit où je consens volontiers à porter un bout d’étoffe sur la tête est le cimetière où repose ma mère, à Carthage, en Tunisie". Pour rappel, c'est en 2022 que l'intéressée a perdu sa maman Soraya. Depuis son décès, Sonia Mabrouk lui rend souvent hommage sur ses réseaux. À noter que sa fille aînée porte également le prénom de sa mère bien-aimée.
La disparition de sa maman, une blessure à jamais ouverte
Lorsqu'elle revient sur ses terres natales, la journaliste y respecte les traditions. "Depuis trois ans que je m’y rends régulièrement, je n’arrive pas à me défaire de son foulard sur mes cheveux, comme s’il représentait un illusoire lien entre nos deux mondes", rapporte Sonia Mabrouk, qui s'affiche voilée loin de l'Hexagone. "Je le porte aussi par respect pour les autres familles qui visitent leurs morts". "En dehors de cet espace sacré", Sonia Mabrouk affirme qu'elle a "toujours appréhendé le voile comme le tissu de la servitude sans pour autant penser que derrière chaque femme voilée sommeille une idéologie conquérante": "Mes quelques années en tant que professeur d’université à l’époque où le voile était interdit dans les facultés tunisiennes m’ont beaucoup appris sur la complexité des situations. Je sais aujourd’hui qu’on ne gagne pas la bataille en voulant l’interdire partout, y compris dans l’espace public".



