Hayden Panettiere et le procès des « mauvaises mères » : pourquoi une femme renonçant à la garde de son enfant reste-t-elle toujours suspecte ?

Victime d’une grave dépression post-partum et en proie à des addictions après la naissance de sa fille Kaya, l’actrice avait décidé de ne pas contester la demande de garde exclusive du père. La réaction suscitée par cette décision en dit long sur la violence d’une norme qui pèse encore presque exclusivement sur les femmes.
Depuis la disparition d’Hayden Panettiere, à l’âge de 36 ans, les termes « abandon », « renoncement » ou « perte de la garde » ressurgissent dans les récits consacrés à sa relation avec sa fille. Autant de raccourcis qui suggèrent un geste volontaire et égoïste, réduisant une situation douloureuse à un verdict moral. Les circonstances dans lesquelles Kaya (âgée de 11 ans aujourd'hui) est partie vivre avec son père, l’ancien champion de boxe ukrainien Wladimir Klitschko, en 2018, sont pourtant bien plus complexes.
Derrière le mot « abandon », une réalité bien plus complexe
Après la naissance de sa fille, en décembre 2014, Hayden Panettiere traverse une sévère dépression post-partum. Elle racontera ne pas avoir ressenti cet élan immédiat pour son bébé si souvent présenté comme naturel et universel. À cette détresse psychique s’ajoutent progressivement des problèmes d’addiction et plusieurs séjours en centre de soins. Lorsqu’elle ne se sent plus capable d’offrir à Kaya la stabilité nécessaire, et que Wladimir Klitschko en demande la garde exclusive, l’actrice, encore en reconstruction,...



